9 oct. 2014

Pour le cours de conversation du mercredi 22 octobre

Bonjour,

La semaine prochaine, il n'y a pas de cours, ce sont les vacances. Le prochain cours aura lieu le mercredi 22 octobre.

Au cours de ce prochain cours, nous parlerons du nouveau plan anti-tabac présenté par la ministre de la santé.
Visionnez tout d'abord cette vidéo:

plan anti-tabac

Puis lisez l'article et répondez à la question du titre.


Va-t-on trop loin dans l’interdiction du tabac ?


Dans son plan de lutte contre le tabagisme, présenté en fin de semaine dernière, Marisol Touraine a avancé deux mesures qui feront sans doute débat : l’interdiction de fumer dans une voiture en présence d’enfants de moins de 12 ans, ainsi que dans les aires de jeu, à l’air libre.
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Emmanuelle Béguinot, directrice du Comité national contre le tabagisme (CNCT), réagit à ces nouvelles mesures.

« Ce plan marque un engagement ferme pour la santé des Français, affirme Emmanuelle Béguinot. Et nous soutenons bien sûr ces mesures qui visent à protéger les enfants. » 

Et au doute sur l’efficacité de la mesure concernant le tabagisme en voiture, elle répond : « L’interdiction de fumer à bord d’une voiture en présence d’enfants a une justification sanitaire très claire. Un véhicule est un espace clos. Et la concentration de particules fines est dix fois plus élevée sur les sièges arrière d’un véhicule où un adulte fume. Y interdire la cigarette, c’est d’abord protéger les enfants contre le tabagisme passif. »

Et de préciser :  « Cette interdiction existe déjà d’ailleurs dans certains États, provinces ou villes des États-Unis, du Canada ou de l’Australie. »

UNE « DÉNORMALISATION » DE L’IMAGE DU TABAC


L’interdiction dans les espaces de jeu pour enfants, situés dans les parcs et jardins, repose, selon la directrice du Comité national contre le tabagisme, sur une autre logique.  « D’abord, ces aires de jeu sont souvent jonchées de mégots que peuvent ramasser les enfants et dont la collecte a un coût non négligeable pour les municipalités. Ensuite, cette interdiction participe à une certaine “dénormalisation”  de l’image du tabac auprès des jeunes. C’est leur envoyer un message fort en leur disant que fumer n’est pas un comportement banal, à donner en exemple. » 

Ces mesures répondent à une demande forte de la population. « Dans un sondage (1) réalisé en mai pour l’Alliance contre le tabac, 95 % des Français jugent souhaitable que l’on protège les enfants de la fumée du tabac dans les voitures, précise-t-elle. Et un peu plus de 80 % sont favorables à l’interdiction de fumer dans les parcs et jardins pour enfants. »

DU BON SENS DES FUMEURS


Sur les positions du Comité, elle réagit :  « Nous ne sommes pas des extrémistes cherchant à porter atteinte aux libertés individuelles, argument régulièrement évoqué par l’industrie du tabac. Nous souhaitons juste protéger contre les risques d’un produit qui tue chaque jour 200 de nos concitoyens. Nous n’allons pas jusqu’à réclamer l’interdiction de fumer à son domicile personnel. Nous préférons miser sur un certain bon sens des fumeurs. »

Elle rappelle d’ailleurs qu’ « avant que ne soit instaurée l’interdiction dans les lieux publics en 2006, certains nous disaient que cela inciterait les gens à fumer davantage chez eux le soir. En fait, ce n’est pas ce qui s’est passé. On a constaté que ces fumeurs reproduisaient leurs bonnes habitudes de la journée, en allant, le soir, fumer sur leurs balcons ou en bas de chez eux. »

La Croix

Recueilli par PIERRE BIENVAULT

(1) Sondage Ipsos réalisé sur Internet auprès de 2004 individus de 18 à 75 ans.


 

RÉAGISSEZ2 commentaires

·                                 De : JMG 29/9/14 - 22 h 37

 

Je suis un ex-fumeur, récemment (6 mois) passé à la "cigarette électronique". Et je suis tout à fait opposé aux interdictions proposées : laissons chacun faire ce qu'il veut "chez lui " (y compris sa voiture) et se fier à son "bon sens" (la chose du monde la mieux partagée puisque chacun estime en avoir assez pour son propre compte, disait Descartes !), interdisons la cigarette dans les "lieux publics fermés" (trains, etc.) mais laissons aussi choisir tel café, restaurant ou autre d'être "fumeur" ou "non fumeur" - chacun choisira, avec les conséquences commerciales ad hoc ! Qu'est donc cette manie de vouloir tout régenter, y compris la vie privée ? Quant à la cigarette électronique, de grâce qu'on lui laisse faire ses "essais" : c'est déjà assez dur d'arrêter après 45 ans de tabagisme pour qu'en plus, une ministre (qui ne sait même pas remplir une e-cigarette !) vienne limiter la dose de nicotine dans le "e-liquide" ! je n'ai pas réussi avec les patch, bonbons et autres, le Champix a été une catastrophe quant aux effets secondaires... Et a priori mes médecins (je "subis" à l'année pneumo et cardio...) trouvent la cigarette électronique "moins toxique" que le "vrai" tabac - et pas plus nocif que les patch et autres gommes.

 

 

je trouve au contraire qu'il y a longtemps que cette interdiction aurait dû être faite

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