7 mars 2014

Pour le cours de conversation du mardi 11 mars

Bonjour!

Lors de notre prochaine séance,  nous parlerons cinéma, à l'occasion de la cérémonie des Césars.
Connaissez-vous César? ( Pas Jules, l'autre...)
Et connaissez-vous Guillaume Gallienne, qui a remporté (presque) tous les prix avec son film "Les garçons et Guillaume, à table!"?

Voici l'article du Monde.

A mardi!


 
2 mars 2014
 
Guillaume Gallienne rafle cinq Césars
 
Avec cinq récompenses, le réalisateur a dominé un palmarès évoquant la question du genre
 
 
Scarlett, Scarlett ! Guillaume, Guillaume ! A la fin de la cérémonie des Césars, vendredi 28 fevrier, il n'y en avait que pour ces deux-là. Au Théâtre du Châtelet, à Paris, les photographes se sont arraché l'actrice et chanteuse américaine Scarlett Johansson, 29 ans, et le comédien et réalisateur français Guillaume Gallienne, 42 ans.
La première parce qu'elle a reçu des mains de Quentin Tarantino un César d'honneur pour sa carrière fulgurante et éclectique. Le second parce qu'il a glané cinq Césars dans la soirée, pour son premier long-métrage, Les garçons et Guillaume, à table ! Meilleur film, meilleur acteur, meilleur premier film, meilleure adaptation et meilleur montage.

Cliquer ci-dessous sur Plus d'infos pour lire la suite de l'article.

Cette comédie franco-belge est un récit autobiographique. Dans sa jeunesse, Guillaume était persuadé qu'il était une fille, ses proches croyaient qu'il était homosexuel, etc.
Scarlett et Guillaume, le couple de la 39e édition des Césars ? Cela cadrait mal avec l'angle choisi par la maîtresse de cérémonie, Cécile de France, à savoir l'homosexualité ou " les sexualités différentes ". " Faites l'amour, arrêtez de polémiquer sur l'amour ! " a lancé la comédienne belge, sur le ton de la plaisanterie. Elle-même a interprété une lesbienne dans Casse-tête chinois (2013), de Cédric Klapisch.
La question du genre dans le cinéma français, à table ! Deux autres films emblématiques de l'année 2013, qui traitent de l'amour homosexuel, étaient nommés aux Césars dans les catégories les plus prestigieuses (meilleur film, meilleur réalisateur...) : La Vie d'Adèle, d'Abdellatif Kechiche, Palme d'or à Cannes en 2013, et L'Inconnu du lac, d'Alain Guiraudie.
Au bout du compte, ils ont reçu chacun un prix, seulement : le César du meilleur espoir féminin pour Adèle Exarchopoulos (La Vie d'Adèle), et celui du meilleur espoir masculin pour Pierre Deladonchamps (L'Inconnu du lac). " T'es où, Abdel ? ", a lancé, au micro, la jeune Adèle Exarchopoulos, avant de le remercier : " T'as changé ma vie ! " Abdellatif Kechiche était absent, alors que dans l'après-midi la maison de couture Smalto annonçait fièrement qu'elle habillerait le réalisateur pour la soirée.
Mais il y eut une revenante, en la personne de Julie Gayet : la comédienne et productrice avait " disparu " depuis la révélation, en janvier, de sa liaison présumée avec le président de la République, François Hollande. La voici de nouveau parmi ses pairs. Nommée dans la catégorie " meilleure actrice pour un second rôle " (Quai d'Orsay, de Bertrand Tavernier), elle est repartie sans statuette.
C'est une autre Adèle, Adèle Haenel, qui a obtenu le prix pour son rôle dans Suzanne, de Katell Quillévéré. La jeune actrice semblait très émue, et a remercié la femme qu'elle aime. Plusieurs hommes, qui lui ont succédé au micro, ont remercié leurs femmes et enfants. " Il reste encore des hétéros dans le cinéma français ", avait ironisé un peu plus tôt Cécile de France. Eclatante de joie, en recevant le César de la meilleure actrice (dans 9 mois ferme, d'Albert Dupontel), Sandrine Kiberlain a remercié sa fille. Et Guillaume Gallienne… sa mère ! Que de familles !
Dans le jeu, il manquait les intermittents du spectacle. Ils sont pourtant au centre de l'actualité, depuis que le Medef a annoncé, le 12 février, sa volonté de supprimer leur régime spécifique d'assurance-chômage – avant de commencer à reculer, le 27 février. Il n'y a pas eu de prise de parole officielle, mais le président de la cérémonie, François Cluzet, a salué les " partenaires intermittents ", et gentiment taclé le Medef : " Vive le cinéma ! Nous aimons tous passionnément ce métier. Ce métier m'a tout appris, l'amour, la mort, les 507 heures… "
Clarisse Fabre
© Le Monde
 
 
 


Aucun commentaire: